La grotte de l’Hérault
La grotte de Clamouse a été découverte en 1945, mais le site sur lequel elle se trouve est habité par les hommes depuis des siècles.
Dans cette partie de l’Hérault, ils construisirent de grands monuments classés de nos jours Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Ainsi, le Pont du Diable servait de passage pour les pèlerins, ceux-ci effectuaient le pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle et d’ailleurs s’arrêtaient souvent à l’Abbaye à Saint Guilhem le Désert, non loin de là. Mais on ignorait à cette époque l’existence d’une grotte…
Les mystères du monde souterrain
La grotte de Clamouse peut paraître mystérieuse aux enfants qui découvrent ce lieu enchanteur, mais sa création s’explique lorsque l’on se penche sur l’histoire de la Terre.
Il y a des centaines de millions d’années, des reptiles nageaient là où se trouve désormais le village de Saint Jean de Fos !
Par le jeu des mouvements des plaques formant notre planète, des montagnes sont apparues et la mer a disparu du plateau du Larzac porté en altitude. Mais ce dernier n’était pas à l’abri des pluies, des torrents et autres rivières qui ont fissuré la roche jusqu’à pouvoir y rentrer et peu à peu créer des cavités souterraines en attaquant le calcaire.
Des formes minérales étonnantes
Désormais, les visiteurs de la grotte de Clamouse admirent de nombreuses concrétions minérales.
Très lentement, de l’eau est tombée du plafond des galeries et le long des parois de cette cavité, déposant du calcaire. Blancs, rouges ou ocres, ils adoptent diverses formes selon le sens de l’écoulement de l’eau : les deux concrétions les plus connues sont les stalactites et les stalagmites. La première tombe, la seconde monte ! Les cristaux d’aragonite sont différents par leur composition, un vrai tapis de formes délicates et blanches…
L’eau, encore et toujours à l’œuvre
Des millions d’années auparavant, en s’insérant dans la montagne, l’eau a formé une rivière souterraine au débit très important. D’ailleurs, nous en retrouvons encore des traces dans la grotte.
Cette rivière est moins présente dans la grotte de nos jours, mais elle noie toujours son niveau inférieur. A l’extérieur du site, elle se jette dans l’Hérault.
Lorsque les pluies tombent sur le Larzac, les sources jaillissent un peu partout, jusqu’à la rivière.