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Le chemin botanique, en pays méditerranéen
Un sentier pédestre évoque donc la nature et l’histoire du lieu, un pays à découvrir… Le sentier tortueux s’enfonce dans une masse de roches de couleur gris blanchâtre. Le secteur de la Cocalière fait partie d’un ensemble en creux, d’où la naissance de son réseau souterrain. C’était un lieu de rassemblement dans le « désert » au cours des conflits religieux opposant catholiques et protestants. On remarquera les dalles calcaires dénudées, entaillées par de multiples fractures ou crevasses Les anciens cultivaient ici la vigne, l’olivier, les arbres fruitiers. Ces plantes profitaient, grâce à l’abri des rochers et de la réverbération, d’un microclimat. Le sentier rejoint un chemin élargi au niveau d’un dolmen, de tumulus. La Capitelle était à l’origine un abri de berger ou d’agriculteur.
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La grotte et ses formations étonnantes
L'eau peut encore se trouver en abondance dans une galerie ou une vaste salle. Elle provient des infiltrations d'eau tombant du plafond mais plus souvent d'une source coulant dans la galerie. Cette eau est également chargée en gaz carbonique et il va s'évaporer, déposant rapidement le calcaire dissout. C’est ainsi que ce sont formées les concrétions. Le calcaire peut former alors une sorte de barrage naturel : le gour. C'est une concrétion qui délimite de petits bassins peu profonds. L’eau infiltrée dans le sol se charge également de divers composants minéraux. Des nuances peuvent apparaître dans une même concrétion, selon la teneur en oxyde de l’écoulement d’eau, qui peut varier puisqu’il faut des milliers d’années pour élever une stalagmite ! Certaines concrétions fragiles sont appelées excentriques … en raison de leur forme curieuse ! On trouve également des disques…
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Un immense réseau souterrain
Jules de Malbos découvrit les premières galeries en 1854, puis les explorations s'enchaînèrent en s'enfonçant toujours plus profondément sous la terre et la Société de Spéléologie et Préhistoire Gard-Ardèche poursuivit ses découvertes. Les fissures élargies par l’eau ont permis le creusement de vastes réseaux souterrains - des dizaines de kilomètres de galeries. Elles s’étagent sur des centaines de mètres forment de minuscules galeries, des boyaux, ou au contraire de vastes salles, noyées par l’eau ou asséchées. En 1952 Messieurs Bouquet et Marty atteignirent les galeries visitées, à 3 km de l'entrée naturelle. Jusqu'alors jamais les hommes n'avaient exploré ces grottes souvent inondées et il fallut attendre 1967 pour ouvrir la grotte au public … jusqu'à la salle du Campement où on a installé le matériel des spéléologues. C'est dans le petit lac de cette salle que l'on a découvert les Niphargus, les seuls animaux habitant cette grotte !
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La magie de l’eau
Le nom de la Cocalière vient du latin "conca" qui désigne un creux et du mot lierre : cette plante tapissait les parois de l'aven. La rivière souterraine a creusé les galeries il y a 40 millions d'années, et elle coule actuellement 40 mètres sous les galeries visitées. L’eau s’est infiltrée pendant des millions d’années dans des terrains calcaires fissurés et faillés à la suite du plissement des couches géologiques. La partie visitée par le public ne forme qu’une très petite partie des réseaux souterrains, peu accessibles sans équipements de spéléologue. La forme des galeries dépend de la disposition des fractures de la roche lorsque l’eau entame son travail de sape, et un réseau présente des formes très variées en quelques centaines de mètres, selon l’érosion effectuée par l’eau.
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