La Grotte de la Cocalière

(30 500 - Saint Ambroix)
 
 
 

Le chemin botanique, en pays méditerranéen

Aux alentours de la grotte de la Cocalière, le public peut parcourir un chemin botanique.
Le sentier rejoint un chemin élargi au niveau d’un dolmen qui était un tombeau, datant de 2000 à 3000 ans avant JC, soit de la fin de l’époque Néolithique à l’âge du cuivre. Poursuivant la marche et non loin du dolmen, nous rencontrons une capitelle, construction en pierre sèche qui était à l’origine un abri de berger ou d’agriculteur.
Cependant, le plateau calcaire érodé par l'eau de pluie - karst - où se trouve la grotte de la Cocalière nous offre également sa variété naturelle.
En effet, il abrite aujourd’hui une végétation adaptée au climat méditerranéen où les espèces végétales sont par conséquent dites sempervirentes (à feuillage persistant toute l'année) et xérophiles (adaptées à la sécheresse et à la chaleur).

La grotte et ses formations étonnantes

Il ya des millions d’années, de l’eau s’est infiltrée dans la roche calcaire et a formé des concrétions.
En effet, le gaz carbonique contenu dans l’eau - ruisselant depuis la surface - s’évapore lorsque l’eau arrive au goutte-à-goutte au plafond de la grotte.
Cette évaporation du gaz facilite le dépôt du carbonate de calcium dissout dans l’eau … et l’eau a déposé ce calcaire dissout durant des milliers d’années pour composer un décor magnifique et varié.
Les concrétions peuvent atteindre des tailles impressionnantes.
De plus, le trajet de l’eau peut varier et cela donne des formes très différentes : ainsi une goutte éclatant au sol va effectuer un dépôt très large, en "pile d’assiettes", au contraire une goutte coulant lentement peut créer une curieuse stalactite en forme de macaron - un tube fin - la fistuleuse.
Enfin l'écoulement de l'eau en biais - et non sa chute - produit de splendides draperies.

Un immense réseau souterrain

La grotte de la Cocalière s'est formée au pied des collines calcaires entaillées par la gorge de l'Ardèche.
Sous un climat tropical humide - au Tertiaire - les eaux ont commencé à entamer l'érosion des roches calcaires et de galeries souterraines en élargissant les fissures du calcaire.
Ainsi, le réseau souterrain de la Cocalière s’est développé sur une trentaine de kilomètres. C’est Jules de Malbos qui découvrit les premières salles de cet ensemble de galeries, en 1854, puis la Société de Spéléologie et Préhistoire Gard-Ardèche poursuivit l’exploration. Jusqu'alors jamais les hommes n'avaient exploré ces grottes souvent inondées et il fallut attendre 1967 pour ouvrir la grotte au public …

La magie de l’eau

Le phénomène d’érosion, c’est-à-dire la destruction mécanique de la roche par la force de l'eau, remonte à plusieurs millions d’années et s’est déroulé en plusieurs étapes.
Ainsi, des "marmites de géants" témoignent du tourbillon des eaux chargées de sable et de cailloux.
Partout des marques en creux montrent sur les parois comment l’eau tumultueuse a creusé la roche pendant des milliers d’années.
Même si le visiteur ne voit plus l’eau qui coule en abondance, la rivière reste présente, mais elle s’est enfoncée plus profondément dans le plateau calcaire, creusant depuis la surface vers la résurgence qui verra jaillir une source, à des kilomètres de là.