Le Château de Berzé-le-Châtel

(71 960 - Berzé-le-Châtel)
 
 
 

Le point central du château, la chapelle carolingienne

Au XIIIème siècle, le seigneur Geoffroy de Berzé fit bâtir un imposant château-fort, au-dessus des vallées verdoyantes de la Bourgogne du sud. Ce noble chevalier dut découvrir la chapelle qui dominait déjà le Val Lamartinien à l’époque carolingienne. En effet, ce bâtiment religieux a été élevé lorsque les rois francs de la dynastie des carolingiens détenaient un vaste empire couvrant une grande partie de l’Europe actuelle. Le plus connu des Carolingiens, Charlemagne, était très proche du clergé chrétien, qu’il entreprit de réformer et de développer sur tout son territoire. L’empereur Charlemagne voulait un empire à la hauteur de l’Empire romain. L’architecture de cette période et notamment celle religieuse s’inspira donc de celle de la haute Antiquité, mais également d’éléments issus de la société wisigoth dont beaucoup de membres s’étaient réfugiés dans l’Empire.

Dans les pas de l’histoire de France

L’histoire du château de Berzé-le-Châtel se confond avec celle de la France ! Chaque événement historique que les livres d’histoires ont retenu s’est répercuté en ces lieux parfois avec une rare violence. Au temps des croisades, le seigneur Hugues de Berzé partit en Terre Sainte pour défendre la foi chrétienne. Les guerres de religion ont également touché de près le château. Le seigneur de Rochebaron en était alors propriétaire. Fidèle comme tout seigneur de Berzé aux rois de France, il défendit ardemment ses terres pendant plusieurs mois, mais, assiégé, dut capituler face aux ligueurs. Du fait de ce passé tumultueux, nous comprenons mieux pourquoi le château garda son architecture militaire même lorsque la mode en était à la réalisation de demeures d’agrément.

Des jardins uniques

La silhouette quelque peu austère du château de Berzé-le-Châtel est adoucie, depuis le XIXème siècle, par des jardins divers qui répondent aux fonctions que l’on attribue traditionnellement aux jardins. La fonction alimentaire du potager et du verger s’ajoute à la volonté de développer les sens des visiteurs par la mise en valeur de fleurs dites annuelles, de plantes vivaces, et d’arbustes. Enfin, le jardin à la française propose une conception classique du jardin. Celle-ci date du XVIIème siècle. Le Roi-Soleil, à Versailles, voulait alors que l’architecture de son château comme celle de ses jardins lui prouve son prestige et sa maîtrise des éléments, en toute condition.