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Une grotte sur la Côte d’Azur
En 1888, Monsieur Léon DOZOL défrichait un de ses terrains pour planter des vignes, lorsqu’il mit à jour un trou. Ce n'est qu'au mois de juin 1890 qu'il entreprit l'exploration de cet aven. Il découvrit là un gouffre d'une richesse exceptionnelle en concrétions. Dès 1900 les escaliers de pierre avaient remplacé les échelles et les cordes. En 1920, un film fut tourné avec Charles Vanel. Dès 1921, les lampes acétylènes remplacent les bougies. En 1923, l'électricité est installée. Les Grottes de Saint Cézaire participent à la grande expansion touristique qu'à connu la Côte d'Azur durant les années 50 et 60 et se font toujours plus connaître.
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Dans le dédale du monde souterrain
L’eau s’est infiltrée pendant des millions d’années dans des terrains calcaires fissurés et faillés à la suite du plissement des couches géologiques. Les fissures élargies ont permis le creusement de vastes réseaux souterrains - des dizaines de kilomètres de galeries. Elles s’étagent sur des centaines de mètres, débouchent sur des carrefours, forment de minuscules galeries, des boyaux, ou au contraire de vastes salles, noyées par l’eau ou asséchées. La partie visitée par le public ne forme qu’une très petite partie des réseaux souterrains, peu accessibles sans équipements de spéléologue. La forme des galeries dépend de la disposition des fractures de la roche lorsque l’eau entame son travail de sape et un réseau présente des formes très variées en quelques centaines de mètres selon l’érosion effectuée par l’eau.
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Une collection de formes minérales
Elles sont le trésor de la grotte. Par exemple dans la mystérieuse salle de la Fée… mais comment sont-elles nées ? L’eau infiltrée parvient lentement dans la grotte. Elle est filtrée mais se charge également de divers composants minéraux, en plus du carbonate de calcium dissout par le gaz carbonique contenu dans l’eau ; celui-ci va se déposer lentement pour former les concrétions. Souvent l’oxyde de fer présent dans l’eau apporte une coloration variable de rouge dans les concrétions, mais l’on trouve également du manganèse. Voici des concrétions étonnantes … on les appelle le "squelette" (il est blanc) et les "Orgues". Ailleurs on admirera les délicates formations d’aragonite.
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La mémoire de l’eau
Le creusement des galeries remonte à plusieurs millions d’années ; cette érosion ne s’est d’ailleurs pas effectuée en une seule fois comme en témoignent les différents niveaux de la rivière - à différentes époques - marquée sur les parois des galeries. Des "marmites de géants" témoignent du tourbillon des eaux chargées de sable et de cailloux. Partout des marques en creux montrent sur les parois comment l’eau tumultueuse a creusé la roche pendant des milliers d’années. Souvent la rivière au débit important ne coule plus, le climat est plus sec mais la rivière s’est aussi enfoncée plus profondément dans le plateau calcaire, creusant depuis la surface vers la résurgence qui verra jaillir une source au bas du plateau, à des kilomètres de là. De petits cours d’eau, des cascades coulent encore dans les galeries trop grandes pour eux et suivent le chemin de l’ancienne rivière. Ils ajoutent au charme de la grotte et peuvent encore modifier le relief, surtout lorsque le niveau monte à la suite de fortes pluies.
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