Les Grottes de Saint-Cézaire

(06 530 - St Cézaire / Siagne)
 
 
 

Une grotte sur la Côte d’Azur

En 1888, Monsieur Léon DOZOL, un agriculteur, cherchait une terre pour planter des vignes, mais il mit à jour un trou. Il ne pensa pas avoir trouvé une grotte intéressante.
Deux ans plus tard, il explore ce « trou » et trouve une grotte faite de multiples galeries et remplie de formes calcaires colorées impressionnantes !
La Grotte Dozol était née !
Dès 1900, les visites étaient possibles pour tout le monde, et après la guerre de 1914-1918, l'exploitation touristique de la grotte devient importante.
Les années 70 seront les plus fastes pour les grottes qui connaîtront un important essor.

Dans le dédale du monde souterrain

La formation des grottes est due au creusement des rivières souterraines.
L’eau s’est infiltrée pendant des millions d’années dans des terrains calcaires fissurés et un vaste réseau de galeries souterraines s’est créé, reliant de grandes salles dont les plafonds rocheux se sont peu à peu effondrés.
Les grottes de Saint Cézaire se scindent en deux parties très différentes : un cours supérieur avec des petites salles, où se sont formés des boyaux, et un cours inférieur, suite de grandes salles où se sont développées de superbes concrétions.

Une collection de formes minérales

L’eau présente dans la grotte et ruisselant depuis la surface contient du gaz carbonique qui s’évapore et dépose du calcaire. Ce dépôt va sécher et est à l’origine de pointes rocheuses magnifiques et variées !
Lorsque la goutte tombe, elle glisse le long du dépôt existant et le prolonge vers le bas - c’est la stalactite. En tombant au sol, l’eau contient encore du calcaire et elle le dépose au même endroit en un nouveau dépôt conique pointant vers le plafond en des formes variées, c’est la stalagmite.
Si le calcaire dissout n’est pas accompagné d’oxydes prélevés dans le sol, le dépôt de calcite sera d’une blancheur éclatante, à l’origine de concrétions rares et remarquables de tailles impressionnantes, selon leur âge et l’importance du ruissellement de l’eau.
Souvent l’oxyde de fer présent dans l’eau apporte une coloration variable de rouge dans les concrétions.

La mémoire de l’eau

A la surface des plateaux calcaires, l'eau s’est infiltrée dans le sol en laissant des dépressions argileuses (dolines), et des orifices de galeries (aven).
Cette érosion s’est faite sur plusieurs milliers d’années et les parois de la grotte le prouvent en portant diverses traces selon les différentes époques de passage de l’eau.
Sous terre, les galeries se poursuivent bien au-delà des zones visitées : ainsi la rivière souterraine ressort-elle des kilomètres plus loin, même si en de nombreux endroit de la grotte les rivières souterraines ne coulent plus.
Ce cours d'eau surgie du bas des plateaux est une résurgence, point final d'un parcours souterrain bien souvent totalement inondé.