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L’histoire de la Terre
La Terre est vieille de 4,5 milliards d’années et cette planète s’est formée dans le système solaire. Il a fallu cependant attendre un milliard d’années pour que la vie apparaisse dans les océans, dans un monde où se formaient alors les continents. Cette genèse de la vie est expliquée tout au long du parcours de la naissance de la vie, avec des énigmes et des questions relatives à cette étonnante histoire. Les océans envahirent à plusieurs reprises nos régions puis régressèrent lorsque leur niveau baissa en raison de changements climatiques ou de la naissance de chaînes de montagnes. Le dernier plissement affecta les Alpes et le Jura il y a plus de 60 millions d’années, à l’ère secondaire. Les reliefs que nous observons aujourd’hui n’ont donc rien de figé. Les glaciations du quaternaire, il y a 1 million d’années jusqu’à ces derniers millénaires ont encore apporté de profondes modifications en rabotant les parois des gorges du Cerdon et en sculptant les vallées en auge. Le chemin qui longe le plateau est un complément de la visite de la grotte et permet de comprendre, panneaux à l’appui, le relief de cette vallée jurassienne. La grotte a 50000 ans environ et le relief actuel nous évoque la période glaciaire, voilà 10000 ans.
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La pierre et l’eau, histoire de la grotte
Les eaux de pluie, plus ou moins chargées de gaz carbonique, ont attaqué le relief calcaire depuis des millions d’années. Les collines et plateaux ont été ainsi érodés par les rivières, l’eau s’infiltre également dans le sous-sol, d’où elle ressurgira bien plus bas en sources. Dans le sous-sol calcaire, elle profite des multiples joints de stratifications, des diaclases de la roche sédimentaire pour circuler, agrandir les fissures, provoquer la formation de grottes tout au long de son écoulement. Malgré l’extraordinaire travail des eaux, ce ne sont pourtant pas ces galeries aux formes tubulaires qui retiennent le plus l’attention, mais bien les formes minérales qui les ornent. En effet, une fois les galeries creusées et libérées ensuite de la rivière engagée plus bas dans le creusement de nouveaux conduits, la lente infiltration de l’eau va créer dans ces espaces dégagés des grottes du Cerdon des concrétions féeriques. Le gaz carbonique contenu dans l’eau qui tombe goutte à goutte va s’évaporer et ensuite, le fragile carbonate de calcium dissout dans l’eau va se déposer. Loin du tumulte des eaux, il faut plusieurs milliers d’années pour que les gouttes, surgies d’une fissure d’une strate calcaire en laissant échapper d’infimes particules de calcite, permettent la formation des concrétions au plafond ou au sol.
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L’histoire de l’Homme
Le site des Grottes du Cerdon nous accompagne tout au long du lent passage des hommes de la préhistoire à l’histoire. La très lente évolution préhistorique est évoquée ici par les panneaux de reconstitution, et le site archéologique témoigne de plus de cinq mille ans de vie humaine. Cette période du Néolithique créa une rupture définitive dans la façon dont l’homme exploita son environnement. Constatant la richesse de la vallée, les hommes installent ici leurs campements de branchages, fabriquent des poteries ou entament comme ailleurs le travail des métaux. L’Antiquité s’amorce d’abord ici avec l’arrivée des Celtes, vers 500 avant notre ère, puis les Romains intègrent cette région dans la Gaule : toute cette histoire est expliquée le long du chemin remontant de la grotte, avec des informations faciles à mémoriser. Au XIème siècle, la région passe sous la protection des sires de Coligny pour combattre et repousser bandits et autres seigneurs en guerre. A l’époque moderne, après le XVIème siècle, la région est disputée entre rois de France et ducs de Savoie. En 1601, le Bugey est rattaché à la France.
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Les hommes et la vallée du Cerdon
Le paysage de la vallée du Cerdon présente des éléments liés au relief, à la végétation, au cycle de l’eau et à l’activité humaine sous différentes formes. Des forêts de feuillus puis de conifères se situent en altitude. Sur l’adret, les étages de végétation atteignent une altitude plus élevée car il fait plus chaud ; l’ubac, quant-à-lui, a des étages de végétation plus bas. La vallée a concentré l’activité humaine depuis des millénaires, là où l’homme pouvait cultiver des champs à l’abri du froid sur de meilleurs sols. Les traces de la présence des activités humaines dans le paysage sont à la fois variées et ont évolué dans le temps : ainsi le village, établi depuis des siècles à cet endroit, marque-t-il la stabilité de l’humanisation. En revanche, l’emprise des champs a pu changer, même en quelques générations. Les activités agricoles non rentables ont cédé du terrain à la forêt, exploitée ou non ; l’agriculture se limite au fond de vallée et les voies de communication s’y sont développées. Rien n’est moins stable qu’un paysage, à l’échelle des variations du climat mais surtout en raison des activités humaines qui ont accéléré les bouleversements durant le siècle dernier.
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