Les Grottes du Cornadore

(63 710 - Saint Nectaire)
 
 
 

Des eaux pour les Romains

Le nom des grottes du Cornadore provient du celte et signifie "réservoir des eaux".
Lorsque les Romains ont envahi la Gaule au Ier siècle avant J.-C., et donc l’Auvergne, ils ont aménagé ces grottes à Saint-Nectaire, pour mettre à jour des sources d’eau chaude spécifiques à cette région. Ils y ont établi des thermes, comme à Rome !
Ainsi, le visiteur admire le Trou du Diable où l'on prenait des bains d'eau tiède, dans la salle tiède du tépidarium.
On découvre également son pendant, le caldarium où les romains s'aspergeaient d'eau froide.
Enfin, les baigneurs terminaient leur bain par un passage dans le frigidarium, afin de nager dans l'eau froide d'une piscine naturelle.

Les sources thermominérales

Si les eaux des grottes du Cornadore sont chaudes, c'est qu'elles proviennent du cœur du volcan sur lequel se trouve le site de Sain-Nectaire.
L’eau est donc remontée des grandes profondeurs, assez vite pour que sa température n'ait pas eu le temps de refroidir au contact de la surface.
Ces eaux venues des profondeurs pourraient avoir deux origines : des eaux tombant des nuages qui se seraient infiltrées dans la roche, seraient descendues profondément dans la croûte terrestre, se réchauffant et remontant par des fissures. Cela pourrait aussi être des eaux venues directement du « dégazage » du magma du volcan.

Des objets pétrifiés dans la pierre

Les grottes du Cornadore sont issues de bouleversements tectoniques, qui donnèrent naissance à des volcans. De cette activité géologique, jaillirent des sources d’eau chaude que l’homme exploite, entre autre, depuis 2 siècles pour ses propriétés de pétrification.
En effet, l’eau des sources est riche en sels minéraux et en calcaire ; ainsi, en faisant couler l'eau sur des objets naturels, elle remplace la matière organique d’origine vivante composant l’os ou les végétaux par de la matière minérale. La forme de l’os, par exemple, est conservée.

Une grotte sculptée par l’eau

L’eau infiltrée dans le sous-sol remonte lentement dans la grotte, par les fissures de la roche. En arrivant au plafond de la grotte, la goutte d’eau perd le gaz carbonique et dépose - toujours au même endroit - le carbonate de calcium - le calcaire - qu’elle contient.
Ce dépôt va sécher, très lentement, pendant des dizaines de milliers d’années et former ces pointes rocheuses. Lorsque la goutte tombe, elle glisse le long du dépôt existant et le prolonge vers le bas - c’est la stalactite.
En tombant au sol, l’eau contient encore du calcaire et elle le dépose au même endroit en un nouveau dépôt conique pointant vers le plafond en des formes variées, c’est la stalagmite.
Ces deux formes de concrétions sont à la base du décor de nos grottes.
Si le calcaire dissout est accompagné d’oxyde de fer prélevé dans le sol, le dépôt de calcite sera ocre, sinon, il sera blanc.